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Comment reconnaître l’or véritable : poinçons, carats et tests d’authenticité

par | Sep 2, 2026 | Or & Métaux précieux

Un bijou de famille, une chaîne héritée ou une pièce retrouvée dans un coffre : avant toute revente, une même question se pose, celle de l’authenticité. Poinçons, carats et tests fournissent des indices précieux, mais seule une expertise permet de trancher. Riviera Change Monaco, spécialiste de l’achat d’or à Monaco, vous explique ici comment lire ces repères et où s’arrêtent les vérifications faites chez soi.

Pourquoi vérifier l’authenticité de son or

La valeur d’un objet dépend de sa teneur réelle en métal précieux. Un bijou en or massif, un bijou plaqué et un bijou en vermeil peuvent se ressembler, alors que leur valeur diffère considérablement. Les contrefaçons existent aussi sur les lingots. Vérifier avant de vendre ou d’acheter évite de céder un bien sous-évalué ou de payer pour un objet qui n’est pas ce qu’il prétend être.

Comprendre les carats et les titres en millièmes

Le carat divise un alliage en 24 parts : 18 carats signifient 18 parts d’or pur sur 24. Le titre en millièmes exprime la même proportion sur 1 000 parties. La réglementation monégasque retient les millièmes comme unité légale.

Les titres légaux pour l’or à Monaco sont 999, 916 et 750 millièmes pour les ouvrages en or, 585 et 375 millièmes pour les ouvrages contenant de l’or (Ordonnance Souveraine n° 16.374) :

  • 999 ‰ : or pur, environ 24 carats
  • 916 ‰ : environ 22 carats
  • 750 ‰ : 18 carats, soit 75 % d’or pur
  • 585 ‰ : 14 carats
  • 375 ‰ : 9 carats

À Monaco, seuls les ouvrages d’au moins 750 millièmes peuvent être vendus au détail sous l’appellation « or ». Ceux à 585 ou 375 millièmes se vendent comme « alliage d’or », avec leur titre précisé.

Les poinçons français : deux marques à repérer

Tout ouvrage en métal précieux commercialisé en France doit porter un poinçon de fabricant ou d’importateur et un poinçon de garantie 

Le poinçon de maître est la signature du fabricant. Il prend la forme d’un losange contenant une initiale et un symbole propre à l’atelier. Pour un importateur, le poinçon de responsabilité est de forme ovale. Il assure la traçabilité de l’ouvrage.

Le poinçon de garantie certifie le titre. Il est apposé par la douane, par un organisme de contrôle agréé ou par un professionnel habilité. Pour l’or, les marques en vigueur sont les suivantes :

  • 999 ‰ : un hippocampe
  • 916 ‰ : une tête d’aigle dans un rectangle à pans coupés, avec le chiffre 1
  • 750 ‰ : une tête d’aigle dans un hexagone, avec le chiffre 3, le poinçon le plus courant
  • 585 ‰ : une coquille Saint-Jacques
  • 375 ‰ : un trèfle

Un hibou de face dans un ovale signale un ouvrage d’occasion d’origine étrangère ou incertaine. Un poinçon de forme carrée désigne un ouvrage plaqué, et non un métal précieux massif. Une loupe et une bonne lumière aident à les déchiffrer.

Quand l’absence de poinçon est normale. Les ouvrages en or de moins de 3 grammes sont dispensés du poinçon de garantie, mais doivent respecter les titres légaux et porter le poinçon du fabricant. Les ouvrages antérieurs à 1838 en sont aussi dispensés. Sur un bijou ancien, un poinçon peut enfin être usé ou illisible.

Poinçons et contrôles à Monaco

La Principauté applique les poinçons français, avec un signe distinctif : le µ (mu grec). D’après l’ordonnance de 2004, le poinçon de garantie monégasque est celui en vigueur en France, marqué de ce signe. Il est apposé par le Bureau de garantie de Nice, par un organisme de contrôle agréé ou par un professionnel habilité par convention.

Les seuils de dispense sont identiques : moins de 3 grammes pour l’or, et dispense pour les ouvrages antérieurs à 1838. Un bijou venu d’un autre État de l’Union européenne peut être commercialisé à Monaco sans contrôle préalable s’il porte un poinçon de fabricant et un poinçon de titre reconnus.

L’ordonnance interdit enfin de détenir ou de vendre des ouvrages marqués de faux poinçons, qui sont saisis. Un poinçon ne suffit donc jamais à lui seul : il peut être imité.

Les tests d’authenticité : méthodes et limites

Aucun test ne suffit seul, mais leur combinaison donne de bonnes indications. Ces méthodes proviennent de guides techniques de professionnels de l’or.

  • L’aimant : l’or n’est pas magnétique. Un objet attiré par l’aimant n’est pas en or massif. L’inverse ne prouve rien, car de nombreux métaux non magnétiques imitent l’or.
  • La densité : l’or pur pèse 19,32 g/cm³. On pèse l’objet à sec puis immergé, et on divise le poids à sec par la différence entre les deux pesées. Les alliages sont moins denses : de l’ordre de 15 g/cm³ pour un 18 carats jaune et de 13 à 14 pour un 14 carats jaune, selon la composition. Ce test exige une balance précise et ne convient ni aux objets creux ni aux pièces serties.
  • L’acide et la pierre de touche : on laisse une trace sur la pierre, puis on applique un acide adapté au titre supposé. Ce test est semi-destructif et demande des précautions. Il est déconseillé sans expérience.
  • La fluorescence X (XRF) : un appareil analyse la composition de l’alliage en quelques secondes, sans abîmer l’objet. C’est la méthode la plus fiable, réservée aux professionnels équipés.

Un plaquage épais peut tromper plusieurs de ces tests. Le contrôle officiel, lui, peut aller jusqu’à couper un ouvrage suspecté d’être fourré de métal commun, en présence de son propriétaire.

Les faux et contrefaçons courants

  • Le plaqué or : une fine couche d’or sur un métal commun. À Monaco, un ouvrage ne peut être appelé « plaqué » que s’il est recouvert d’un métal précieux d’au moins 500 millièmes, sur au moins 3 microns hors horlogerie (5 pour l’horlogerie), avec un poinçon spécial du fabricant.
  • Le vermeil : un ouvrage en argent à titre légal recouvert d’une couche d’or d’au moins 750 millièmes et de 5 microns minimum. Il porte le poinçon de l’argent, accompagné d’un V dans un losange. Il n’est pas en or massif.
  • Le bijou fourré : l’intérieur est en métal commun, ce que seul un essai révèle.
  • Les poinçons imités ou rapportés : un poinçon trop net, mal formé ou soudé sur la pièce doit alerter.

Pièces et lingots : ce qu’il faut contrôler

Les pièces d’or affichent leur titre et leur poids. Un Napoléon de 20 francs, par exemple, pèse 6,45 g pour un titre de 900 millièmes et 21 mm de diamètre. Un écart de poids ou de diamètre, des reliefs flous ou une tranche irrégulière doivent alerter.

Les lingots portent la marque de l’affineur, le titre (souvent 999 ‰), le poids et un numéro de série, parfois sous blister scellé avec certificat. Des faussaires emploient du tungstène, dont la densité est proche de celle de l’or : seul un contrôle XRF ou une analyse en laboratoire permet de lever le doute sans abîmer le lingot.

Pourquoi faire expertiser son or par un professionnel

Les vérifications faites chez soi trouvent vite leurs limites : un poinçon peut être contrefait, l’acide peut marquer un bijou et la densité ne démasque pas tous les faux. Un professionnel combine la lecture des poinçons, l’examen visuel et l’analyse instrumentale pour établir une estimation fondée sur le poids et le titre réels. Opter pour un bureau de change situé directement à Monaco, comme Riviera Change, permet en outre de faire contrôler vos pièces sur place, par une équipe soumise à la réglementation monégasque des métaux précieux.

Ces règles imposent aussi une traçabilité : à Monaco, les marchands d’or se déclarent auprès du Bureau de garantie de Nice et tiennent un registre de leurs achats, avec l’identité du vendeur. C’est une garantie supplémentaire pour le client.

Avant de présenter vos pièces, photographiez les poinçons et rassemblez les factures ou expertises existantes. Ce dossier sera utile en cas de succession, de sinistre ou de contestation.

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Comment reconnaître l’or véritable : poinçons, carats et tests d’authenticité

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